Le champion en titre de Roland Garros et de Wimbledon s’assure une place sur le podium olympique de 2024 après une victoire décisive sur son rival canadien.
L’été presque sans faute de Carlos Alcaraz se poursuit aux Jeux olympiques d’été de 2024, alors que la tête de série numéro 2 a pris d’assaut le match pour la médaille d’or à Paris, battant Félix Auger-Aliassime, 6-1, 6-1 en demi-finale.
À ses débuts aux Jeux olympiques, le champion en titre de Roland Garros et de Wimbledon a amélioré sa fiche à 20-1 depuis la fin mai, s’assurant une place sur le podium avec une victoire en 75 minutes sur le Canadien, 13e tête de série, sur le court Philippe-Chatrier.
Alcaraz a été en pleine forme pour son retour à la terre battue Il y a un peu moins de deux mois, il avait remporté son premier titre à Roland Garros, en atteignant les demi-finales sans perdre un seul set. Son plus grand défi a été en quart de finale face à l’Américain Tommy Paul, en pleine forme, qui a conservé une balle de set dans le tie-break du deuxième set avant que l’Espagnol de 21 ans ne s’impose en deux sets.
Alcaraz a également vécu une semaine inoubliable en double masculin, s’associant à son idole d’enfance Rafael Nadal pour atteindre les quarts de finale.
De l’autre côté du filet pour donner le coup d’envoi des rondes de médailles, on a pu voir un Auger-Aliassime inspiré, un ancien numéro 6 mondial qui a eu du mal à être régulier depuis qu’il a atteint sa première demi-finale majeure à l’US Open 2021. Sorti du Top 30 plus tôt cette année, Auger-Aliassime a montré des signes de vie sur terre battue à l’Open Mutua de Madrid, où il a surpris l’ancien numéro 2 Casper Ruud en route vers sa première finale de Masters 1000.
Auger-Aliassime a répété l’exploit contre Ruud jeudi à Paris, surmontant un contretemps au deuxième set pour vaincre le Norvégien, devenant ainsi le premier Canadien à atteindre les demi-finales en simple aux Jeux olympiques et se mettant en position de quitter ses deuxièmes Jeux olympiques avec une médaille.

Alcaraz a amélioré son bilan à 4-3 dans son face-à-face contre Auger-Aliassime et a désormais remporté quatre matchs d’affilée contre l’ancien numéro 6 mondial.
Mais il lui fallait d’abord affronter un adversaire familier en la personne d’Alcaraz : si leur confrontation était à égalité à trois victoires chacun avant la demi-finale de vendredi, le Canadien avait perdu leurs trois dernières confrontations, dont deux en trois sets cette saison. Leur dernier match s’était également déroulé à Paris, où Alcaraz s’était imposé en trois sets pour remporter le titre à Roland Garros.
Et Alcaraz a repris là où il s’était arrêté après cette victoire 6-3, 6-3, 6-1, en breakant Auger-Aliassime à trois reprises pour remporter le premier set avec la perte d’un seul jeu.
Auger-Aliassime semblait vouloir entamer le deuxième set sur un pied d’égalité, mais a perdu une avance de 40-15 au quatrième jeu et, sur une balle de break, a été annulé sur un premier service manqué et a commis une double faute après un contretemps, ce qui a donné à Alcaraz l’avantage du set et du break. Continuant à mettre la pression sur le service d’Auger-Aliassime, Alcaraz a obtenu trois occasions de break deux jeux plus tard, transformant l’avance de double break grâce à un amorti léger qui a mis le joueur de 23 ans hors de position.
Au service d’une place en finale, Alcaraz a rapidement pris l’avantage 40-0, mais a commis une double faute nerveuse sur une triple balle de match. Ne commettant aucune erreur sur la deuxième balle de match, Alcaraz a dominé Auger-Aliassime une dernière fois et a franchi la ligne d’arrivée après que le Canadien ait commis une erreur trop grave.
Entre Alcaraz et l’or olympique se trouvera le vainqueur de la deuxième demi-finale entre Novak Djokovic, tête de série numéro 1, et Lorenzo Musetti, tête de série numéro 11, qui a éliminé en trois sets le champion olympique 2020 Alexander Zverev jeudi. Bien que Djokovic ait remporté son quart de finale face à Stefanos Tsitsipas, il a exprimé ses inquiétudes quant à une éventuelle blessure au genou, similaire à celle qui l’a contraint à renoncer à Roland Garros et à subir une opération.