L’éclat de Navarro a été tout aussi surprenant, bien que moins coûteux, car elle avait déjà perdu son match de troisième tour contre la Chinoise Zheng, 6-7 (7), 7-6 (4), 6-1. Au filet après le match, Navarro a longuement sermonné Zheng, bien qu’il n’y ait eu aucun incident fâcheux pendant le match. Navarro a abandonné son sang-froid habituel lorsqu’elle a rencontré les médias, déchirant Zheng dans des commentaires à l’AFP française. Elle a qualifié Zheng de paria du vestiaire, a déclaré son manque de respect pour la joueuse chinoise et a affirmé que Zheng « fait les choses d’une manière assez impitoyable ».
Zheng a semblé se contenter de jouer comme si ses cheveux étaient en feu alors qu’elle s’enfuyait avec le dernier set. Elle a ensuite pris les choses en main, déclarant à l’AFP : « Si elle (Navarro) n’est pas contente de mon comportement, elle peut venir me le dire. J’aimerais corriger cela pour devenir une meilleure joueuse et une meilleure personne… Je ne considérerai pas cela (la critique) comme une attaque parce qu’elle a perdu le match. »
On peut parier que de nombreux fans ont ricané à la suite de la disparition des deux Américaines, toutes deux ravies de participer à leurs premiers Jeux olympiques. Cet enthousiasme est devenu incontrôlable. Il faut mettre cela sur le compte d’une manifestation virulente de « fièvre olympique ».