Compte à rebours du Joueur ATP de l’année 2024, n°4 : Novak Djokovic

Même une saison décevante est enviable lorsque vous êtes le GOAT ; avec l’aide du nouvel entraîneur Andy Murray, le champion olympique pourra-t-il augmenter son total en Grand Chelem en 2025 ?

2024, en chiffres

  • 37-9: Bilan global de victoires et de défaites
  • 16-3: Record de victoires-défaites en Grand Chelem (AO SF, RG QF, W RU, USO 3R)
  • 1: Titre (Jeux Olympiques d’été, Médaille d’Or)
  • 2: Finalistes (Wimbledon, Shanghai)
  • 7: Classement de fin d’année

L’histoire de la saison

Novak Djokovic a connu une saison 2024 décevante, mais quand on est le plus grand de tous les temps, « décevant » est relatif. Bien que le 24 fois champion du Grand Chelem n’ait pas réussi à augmenter son total majeur, il a franchi son jalon le plus significatif aux Jeux olympiques d’été, en montant sur le podium à sa cinquième tentative.

Ce sentiment d’exhaustivité – et les départs à la retraite des rivaux Andy Murray et Rafael Nadal – ont peut-être contribué à des performances sans inspiration ailleurs. Il a cédé son titre à l’Open d’Australie en quatre sets à Jannik Sinner et a subi une défaite cuisante face à Luca Nardi au BNP Paribas Open. Juste au moment où il semblait sur la bonne voie pour une poussée printanière, il a subi un choc à la tête lorsqu’il a été heurté par une bouteille qui tombait à Rome et n’était pas en forme lors de son prochain match contre Alejandro Tabilo.

Sa campagne à Roland Garros a été interrompue par une blessure inquiétante au genou et, même s’il s’est rapidement rétabli, sa course vers la finale de Wimbledon s’est terminée par un effacement de Carlos Alcaraz. Djokovic a finalement pris sa revanche là où cela comptait le plus, en disputant l’un des meilleurs matchs de l’année pour contrecarrer Alcaraz à Paris et réaliser le rêve de sa vie de remporter l’or olympique.

Mis à part une deuxième place derrière Sinner à Shanghai, le reste de l’année a été en grande partie un échec pour Novak qui, à 37 ans, semble désireux de lancer la phase finale de sa carrière avec une embauche d’entraîneur de grande puissance avant 2025.—David Kane

Que nous réserve-t-il en 2025 ?

Alors qu’il se prépare pour 2025 cet automne, Djokovic a eu suffisamment de temps pour se reposer et commencer un programme rigoureux de remise en forme et d’entraînement. L’ajout d’Andy Murray à l’équipe Djokovic est inspiré. Les connaissances de Murray sur le tennis contemporain sont vastes. Il serait fascinant d’entendre comment ces deux-là discuteront des plans de match, en particulier contre l’apparemment imprenable Jannik Sinner et le polyvalent Carlos Alcaraz. En plus de bénéficier de l’esprit nuancé de Murray, Djokovic appréciera simplement d’être avec un pair de toujours, authentique et intelligent.

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Ensuite, il existe d’autres façons pour ces deux-là de se connecter, sur tout, depuis les réflexions sur le parcours du tennis professionnel jusqu’aux joies et exigences du mariage et de la parentalité. Mais ne pensons pas que ce soit une version tennis de ce doux film sur les adultes vieillissants, Sur l’étang doré. L’objectif principal de Djokovic en embauchant Murray est aussi simple : Aide-moi à gagner. En plus de lutter contre Sinner et Alcaraz, il y a la question de rivaliser avec les prétendants actuels (nous attendons Djokovic contre le gros service Giovanni Mpetshi Perricard).

Certes, Djokovic sera prudent en matière de calendrier. Sur une base tactique, sa quête visant à minimiser l’usure pourrait-elle déclencher des plans pour mettre fin aux points plus tôt, que ce soit avec des services ou des courses au filet plus fréquentes ? Ou ces réflexions sur la planification et les tactiques sont-elles trop alimentées par la panique ? Il était clair en 2024 à quel point Djokovic était déterminé à remporter enfin une médaille d’or olympique. Cette tâche émotionnellement exigeante accomplie, pourrait-il en 25 revenir à ses activités habituelles, se frayant un chemin vers une victoire après l’autre ?—Joël Drucker